• Accueil
  • Actualités
  • FUTUR BUDGET EUROPÉEN : LA COMMISSION EUROPÉENNE ANNONCE SES PRIORITÉS
Actualités

FUTUR BUDGET EUROPÉEN : LA COMMISSION EUROPÉENNE ANNONCE SES PRIORITÉS

Publié le Lundi 14 mai 2018

La Commission européenne a dévoilé le 2 mai dernier sa proposition de budget pour la période 2021-2027.

Futur budget européen

Comme annoncé depuis plusieurs mois, la Commission a publié ses propositions pour le budget européen de l’après 2020, qui représenterait 1,11% du revenu national brut de l’UE27, soit 1 134 583 milliards d’euros, alimentés à hauteur de 12% par de nouvelles sources de financement basées sur les quotas d’émissions polluantes, l’impôt sur les sociétés ou encore les déchets plastiques.

Le prochain budget, qui devrait proposer des allègements administratifs et mettre l’accent sur la performance se veut « moderne, simple et souple » et donne la priorité à la valeur ajoutée européenne. Ont ainsi été ciblées comme prioritaires la recherche et l’innovation, la jeunesse, l’économie numérique, la gestion des frontières, la sécurité et la défense.

Sur le plan économique, deux nouveautés sont proposées, un programme d’appui aux réformes et un mécanisme européen de stabilisation des investissements.

Ce cadre financier pluriannuel (2021-2027), qui se veut au service d’«une Europe qui protège, qui donne des moyens d’action et qui défend », s’articule autour de 6 grandes thématiques : marché unique, innovation et numérique ; cohésion et valeurs ; ressources naturelles et environnement ; migration et gestion des frontières ; sécurité et défense ; voisinage et monde. Les grands perdants de cette première ébauche de budget sont la politique de cohésion et la PAC (agriculture), qui feraient l’objet de coupes budgétaires importantes.

La proposition de la Commission devra désormais être adoptée par le Conseil et le Parlement européen, idéalement avant les élections européennes de mai 2019, soit un calendrier particulièrement contraint mais aussi incertain. Et entre le déficit estimé à 10 milliards d’euros par an lié au Brexit, l’ajout de ressources propres, les coupes dans les politiques « traditionnelles » et la proposition de conditionner le versement de certains financements au respect de l’état de droit, les négociations entre États membres s’annoncent délicates.