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RÉGIONS EUROPÉENNES : DES ÉCARTS DE RICHESSE PERSISTANTS DONT L’IMPACT RESTE DÉTERMINANT POUR LA POLITIQUE DE COHÉSION

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Comme chaque année, Eurostat a publié début mars les dernières statistiques relatives au PIB (produit intérieur brut) moyen par habitant des régions européennes, permettant d’éclairer les écarts de richesse entre régions au sein de l’Union européenne (hors Royaume-Uni).

RÉGIONS EUROPÉENNES : DES ÉCARTS DE RICHESSE PERSISTANTS
Crédit photo : © Université de Rennes II

En 2018, le PIB régional par habitant variait entre 30% (Mayotte) et 263% (Luxembourg) de la moyenne de l’UE en standard de pouvoir d’achat (SPA), c’est-à-dire en prenant en compte les différences entre les niveaux de prix nationaux. Parmi les régions en tête de classement (>190% de la moyenne UE) figurent, outre le Luxembourg, le Sud et l’Est de l‘Irlande, la Région de Bruxelles-Capitale, celle de Hambourg ou encore Prague. En queue de classement, on retrouve notamment trois régions bulgares. Ces nouveaux chiffres s’inscrivent dans la continuité des dernières années (cf. statistiques 2017).

En France, seules la partie « Rhône-Alpes » de la région et l’Ile-de-France dépassent la moyenne communautaire et uniquement l’Ile-de-France est représentée parmi les 20 régions européennes les plus riches. La tendance observée au cours des dernières années d’un décrochage progressif des régions françaises par rapport à la moyenne européenne semble cependant s’atténuer au profit d’une stagnation, inflexion qui s’explique probablement en partie par l’exclusion des données relatives à la Grande-Bretagne, suite au Brexit.

Pour mémoire, le PIB régional moyen/habitant est un des critères essentiels pour l’allocation des fonds européens au titre de la politique de cohésion (fonds FEDER et FSE) puisqu’il détermine d’une part l’appartenance d’une région NUTS 2 (région statistique équivalant en France aux anciennes Régions administratives d’avant 2016) à l’une des trois catégories de régions (« moins développée », « transition » ou « plus développée ») fixant l’intensité d’aide et les critères de mise en œuvre des fonds, et reste le principal critère pris en compte pour le calcul des enveloppes régionales.

Dans le cadre de la prochaine programmation 2021-2027, toutes les régions françaises – hormis l’Ile-de-France et la partie « Rhône-Alpes » de la région devraient basculer dans la catégorie des régions en transition, conséquence du relèvement du plafond de cette catégorie (de 90% actuellement à 100% de la moyenne UE). À noter également que la Région Auvergne-Rhône-Alpes deviendrait ainsi la seule Région française dotée d’un programme opérationnel FEDER/FSE où co-existeraient 2 catégories de régions (Auvergne « en transition » et Rhône-Alpes « plus développée »).