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MISE À JOUR DE LA STRATÉGIE EUROPÉENNE EN FAVEUR DE L’INDUSTRIE

Publié le : Mercredi 19 mai 2021

La Commission européenne veut renforcer le marché intérieur et tirer les enseignements de la pandémie de Covid-19.

Crédit photo : © x1klima - Flickr CC
Crédit photo : © x1klima - Flickr CC

Le 5 mai, la Commission européenne présentait une mise à jour de sa stratégie industrielle de mars 2020, qui met l’accent sur le fonctionnement du marché intérieur et les leçons de la pandémie. L’Exécutif européen y annonce notamment le lancement au premier trimestre 2022 d’un nouvel instrument d’urgence pour le marché unique. La Commission européenne veut aussi renforcer la mise en œuvre de la directive sur les services, développer les ressources des autorités nationales de surveillance, notamment pour les produits importés et mettre encore plus l’accent sur les PME en stimulant le recours aux régimes de règlements de litiges concernant les retards de paiements notamment.

Le rôle des Projets importants d’intérêt européen commun (IPCEI) est également mis à l’honneur ainsi que celui des alliances industrielles, qui associent des acteurs publics et privés autour d’un projet stratégique comme dans le domaine de la batterie, ou de l’hydrogène. D’autres alliances industrielles sur les processeurs et semi-conducteurs ainsi que sur les données industrielles et l’informatique en nuage sont annoncées, et d’autres envisagées sur les lanceurs spatiaux et l’aviation à émission carbone nulle.

À noter que la communication de la Commission intitulée « Construire un marché unique plus fort » est assortie d’un rapport annuel sur le marché unique, incluant une analyse microéconomique des 14 écosystèmes industriels et introduisant une série de nouveaux indicateurs de performance pour évaluer les progrès futurs.

Par ailleurs, la Commission européenne présente une première analyse sur les dépendances stratégiques de l’UE, qui recense 137 produits (représentant 6% de la valeur totale des importations de biens) qui sont fortement dépendants de la production des pays tiers (par ex. les matières premières employées dans le secteur à haute intensité énergétique ou les produits pharmaceutiques). Il en ressort que l'UE est surtout dépendante de la Chine (52% de la part de la valeur des importations de l’UE), suivie du Vietnam (11%), du Brésil (5%), et de la Russie (3%).

La définition de cette autonomie stratégique a fait l’objet de débats au sein de l’Exécutif européen, entre les tenants de l’ouverture commerciale à l’international et les partisans d’une défense plus ferme des intérêts européens. C’est d’ailleurs pour renforcer la défense de ses intérêts commerciaux que la Commission a adopté, le 5 mai également, une « proposition de règlement relatif aux subventions étrangères faussant le marché unique » qui constitue un élément clé de concrétisation de la stratégie industrielle de l’Union et qui fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 12 juillet.